La crise sanitaire engendrée par la COVID-19 a eu des répercussions majeures sur l’industrie du jeu de hasard et d’argent. Cela s’est marqué par l’interruption des événements sportifs, la fermeture des casinos et des points de vente de loterie et bien d’autres. Cette situation a logiquement impacté la vie de ces structures et les joueurs ont dû trouver une autre solution. À cet effet, ont-ils migré vers les plateformes de jeux de hasard et d’argent en ligne ? Abordons davantage le sujet dans le corps de cet article.

Les répercussions de la covid-19 sur les casinos dans le monde

Sur le territoire canadien, l’entièreté des provinces et territoires a décrété la fermeture des casinos, des salles de bingo et des courses hippiques. Toutefois, la commercialisation de billets de loterie chez les détaillants s’est poursuivie, sauf au Québec. En effet, les points de vente y ont été fermés. Afin de se conformer aux exigences sanitaires, la plupart des casinos ont été obligés de fermer leurs portes. Ailleurs dans le monde, une multitude de sociétés de loterie a également interrompu les tirages.

Certains ont même fermé de façon temporaire les points de vente. Cela s’est passé principalement :

  • à Singapour ;
  • en Finlande ;
  • en Italie ;
  • au Brésil ;
  • en Chine ;
  • en Nouvelle-Zélande ;
  • en Grèce ;
  • en Afrique du Sud.

Par ailleurs, les salles de bingo et autres boutiques de paris furent contraintes de mettre un terme à leur activité en Grande-Bretagne. De plus, la fermeture des pistes de course en Europe, en Nouvelle-Zélande et en Amérique latine a interrompu les Paris sportifs.

De tels bouleversements ont provoqué une baisse de 11 % des revenus de l’industrie mondiale des jeux de hasard vers la fin de 2020. En Grande-Bretagne, les statistiques démontrent que la majorité des opérateurs de jeu de hasard ont enregistré au minimum 50 % de baisse. Il s’agit là d’une chute sans précédent. À Macau, la fermeture des casinos sur 2 semaines durant le mois de février a provoqué une baisse de revenu qui s’estime à 88 %. Sur le sol italien, les mesures préventives contre le COVID ont engendré une chute de 59,3 %.

Les joueurs ont-ils migré vers le jeu en ligne ?

Le confinement a eu pour conséquence la migration des activités de jeux de hasard hors ligne vers ceux qui se pratiquent sur internet. Par conséquent, plusieurs établissements de divertissement ont digitalisé leur activité. À titre d’exemple, le Rhode Island a mis en place un système de vente de loterie en ligne.

Dans d’autres pays, les offres de jeu en ligne ont été élargies. En Norvège, les opérateurs de bingo ont procédé au transfert de leur jeu vers internet. Cela leur a permis d’exempter les joueurs de l’enregistrement en personne. Au Québec, la société d’État s’est repliée sur sa plateforme en ligne. Elle y a concentré toutes ses opérations. Rendez-vous sur ce site pour jouer à des jeux de casinos en ligne.

La migration vers le jeu en ligne a-t-elle eu des impacts ?

La migration vers le jeu en ligne s’est accompagnée d’une augmentation des revenus des casinos. Les études chiffrent cette hausse à hauteur de 13,2 % au cours de l’année 2020. Il s’agit là d’une croissance qui est directement en rapport avec le poker, le black-jack ou encore la roue de la Fortune.

Sur le sol canadien, des opérateurs affirment que le secteur des casinos en ligne enregistre une croissance de l’ordre de 77 % par rapport à l’année précédente. En Australie, il a été prouvé que les dépenses pour les jeux de hasard en ligne ont augmenté de 67 % à l’issue de la fermeture des casinos.

En dehors de la transformation de l’offre de jeu, les habitudes des parieurs semblent avoir évolué. En effet, dans certains pays, il a été observé un regain d’intérêt pour les sites web et plus particulièrement dans les contrées où le jeu est interdit.

En effet, une hausse de 17 % du jeu en ligne a été enregistrée en Grande-Bretagne. Le tiers des joueurs ayant été sondés ont avoué avoir essayé plusieurs activités de jeu sur internet pour la première fois au cours du confinement. Le reste des parieurs, déjà engagés dans le jeu, ont notamment pu diversifier leur habitude de joueurs. Ils ont d’ailleurs affirmé que cette migration leur a permis d’accroître la durée de leur séance de jeu ainsi que les sommes dépensées.

Grâce aux données fournies par le JHA anglais, les experts ont conclu que certains produits de casino tels que les machines à sous ont vu leurs côtés de popularité s’accroître. Par conséquent, comparativement à l’année dernière, le nombre de joueurs actifs a considérablement augmenté. Le même constat a été fait en ce qui concerne les sports virtuels et le poker en ligne.

Quelles ont été les transformations de l’offre du jeu en ligne ?

L’interruption d’événements sportifs au cours du confinement a engendré un renouvellement de l’offre de jeu. En effet, à Singapour, de nombreux sites de paris illégaux proposent de réaliser des pronostics sur le nombre de cas quotidiens de COVID-19. En dehors de ce type de Paris, le nombre de joueurs spécialisé dans les sports électroniques a connu de la hausse. C’est notamment ce qui s’observe en Afrique du Sud où les parieurs sportifs privilégient maintenant le E-sports et les matchs simulés.

Quelles sont les recommandations des régulateurs de jeux de hasard ?

De nombreuses agences de régulation ont formulé des lignes directrices à l’endroit des opérateurs de jeu. En France, cela leur a permis de décourager l’usage de mesures incitatives en vue d’attirer de nouveaux parieurs. Les régulateurs de jeux encouragent aussi le maintien de la vigilance dans la détection de joueurs problématiques.

En somme, la crise sanitaire du COVID-19 a provoqué de gros dégâts dans le secteur des jeux de hasard et d’argent. Pour pallier l’indisponibilité des établissements de divertissement, les joueurs se sont repliés vers les casinos en ligne.